samedi 30 avril 2011

Vive la mariée ! Vive Caudry !
















Mariage royal de Katherine Middelton et de William Mounbatten-Windsor, second dans l'ordre de la succession du trône d'Angleterre.
Robe d'Alexander MacQueen, dessinée par Sarah Burton. Dentelles de Caudry.
Vendredi 29 avril 2011, 12h, heure anglaise : la dentelle française en mondiovision !

Merci très jolie Madame pour ces superbes images, pour cet excellent choix, pour cette belle cérémonie, pour les grands arbres dans la cathédrale, pour le muguet dans votre bouquet, pour la fantaisie de votre départ en décapotable !

Les ouvrières et ouvriers de "Sophie Halette" et de "Solstiss" à Caudry (Nord), cité des dentelles, peuvent être fiers de leur travail. Le luxe et la qualité ont été à l'honneur et nous ont fait rêver.
Merci à vous aussi pour ce beau moment : beauté, finesse, excellence du travail parfait.

Caudry, cité de la dentelle (600 ouvriers)

Sophie Hallette (depuis 1887) : très beau site à feuilleter avec plaisir !

Solstiss : "tisseur de rêves "!, élégance et raffinement !

samedi 9 avril 2011

"Un geste d'espoir dans un monde de brutes"




















L'inauguration d'une médiathèque est un moment unique, symbolique et puissant.
Celle qui porte le nom de "Romain Rolland" à la cité Cachin de Romainville (93) a été inaugurée ce matin dans la joie et avec la bénédiction des autorités civiles qu'on sentait engagées et profondément solidaires des habitants.
Il y a parfois des mots convenus, dictés par les circonstances. Ceux qui ont été prononcés là ne l'étaient pas.
M. Claude Bartolone, président du Conseil général de Seine-Saint-Denis a parlé avec son coeur pour dire, après Mme le maire de la ville, combien la construction d'une médiathèque était "un geste d'espoir dans un monde de brutes".
Sa conviction et son enthousiasme était tels que les enfants assis jusque là au premier rang se sont levés, prêts visiblement à le prendre au mot pour aller découvrir sans tarder les merveilles de ce lieu  de vie et de partage.
Le bâtiment est beau et lumineux, les rayonnages faciles d'accès. Tout a été conçu pour l'accueil du public et la valorisation la plus large des collections. Tout commence donc ! 
A entendre les invités présents et heureux, je gage qu'ils sauront y revenir et prendre leur carte d'abonnés.
Bravo aux équipes et vive la lecture !

jeudi 7 avril 2011

La relève




















Marcel Petit, était une figure de Dammarie-lès-Lys (77). Figure humble et magnifique.
Né le 10 octobre 1926, résistant et déporté à 15 ans, il a vécu les camps de la mort et gardé de cette terrible expérience, un engagement chevillé au corps pour la défense des droits sociaux et des libertés.
Son souci de la transmission l'a conduit dans les classes à dire la vérité qu'il avait vécue, inlassablement et malgré la souffrance.

L'hommage qui lui a été rendu aujourd'hui a rappelé l'homme et ses qualités profondément humaines.
Quelques poèmes ont été lus par les jeunes des collèges et lycées. "Nuit et brouillard" chanté par Ferrat a été diffusé.

Sous le soleil, les drapeaux ne bronchaient pas, les officiels se tenaient droits avec leurs écharpes et la voix grave planait sur les êtres.

Au premier rang, une petite fille accompagnant son grand-père portait elle aussi son drapeau avec fierté.
Aujourd'hui, j'ai vu des vieux, j'ai vu des jeunes et tous étaient très émus d'être là, d'entendre la sonnerie aux morts et "le chant des marais" qui se termine par ces mots :

"Mais un jour dans notre vie
Le printemps refleurira.
Liberté, liberté chérie
Je dirai: Tu es à moi"


Vidéos témoignages de Marcel Petit (1926-2010).

dimanche 27 mars 2011

Au bois, au bois !





















Bois de Vincennes (droits réservés)

Les barques s'appellent Tintin, Gaby, Jim, Cécile, Eros, Alex, Jules, Lyli, Freddy, Kenza, Claudine et même Apollon ! Le soleil est de la partie, l'air léger, ça sent le printemps.

Monsieur promène son carlin miniature : " Viens par là, tu vas voir ; ça va être super !".
Madame se repose sur un banc en admirant discrètement les biscotos des sportifs.
Mademoiselle court à petites foulées pour ne pas déranger son brushing.
La bande de quatre pousse des cris et se chahute dans la barque en se faisant des frayeurs : "Aïe, aïe, aïe, on va tous mourir !"
Une petite poupée trottine derrière son père qui pousse un vélo à longue tige, en criant d'une voix aigüe: "C'est mon vélo, c'est mon vélo !"
Une mère s'énerve : " Tu viens tout de suite ou je range ton épée !"

Des chiens passent : "Madisson", placide labrador, un anonyme yorkshire portant des bottines et un manteau avec des coccinelles.
Mais oui, c'est le printemps, même pour les yorkshires !
Les pigeons se dandinent, les poneys défilent avec leurs chargements de gamins et de mères en laisse. C'est le printemps !
Les ridicules s'étalent, c'est émouvant aussi.

L'hiver résiste un peu et fait sa mauvaise tête : "Défense de descendre sur la glace !". Mais il n'y a plus de glace, les barques frémissent et les jonquilles sont partout dans l'île.
Le ciel est sans nuage et défie les malheurs du monde.
C'est bien le printemps.
Dans les bureaux de vote, les urnes aussi sont de sortie !

jeudi 24 mars 2011

L'Humanité souffrante


















L'Humanité souffrante aidant le Christ à porter la croix

L'église St-Aubin des Ponts-de-Cé (49) renferme quelques trésors dont une gigantesque fresque peinte à l'époque du roi René (vers 1500). On y voit 12 personnages aidant le Christ à porter sa croix.
Ce thème n'est pas unique : on le retrouve au
 Prieuré aux Alleuds ou à Auvers-sous-Montfaucon (72).
Il traduit un imaginaire chrétien développé à l'époque et destiné autant à frapper les esprits qu'à soulager les paroissiens, eux-mêmes accablés par leurs fardeaux quotidiens. De telles représentations ont disparu des églises comme des consciences.

Cependant, l'Humanité souffrante continue à souffrir. Les derniers événements du monde le prouvent assez.
Mais les images sanglantes diffusées en direct par la télévision finissent par anesthésier davantage qu'une peinture venue du fonds des siècles.


Dossier de presse sur la peinture monumentale au temps du Roi René à l'occasion de l'exposition réalisée en 2008 à la collégiale St-Aubin d'Angers avec publication du beau livre D'Intimité d'Eternité (Somogy)

jeudi 17 mars 2011

Hommage aux victimes




















Un tremblement de terre, un tsunami, une catastrophe nucléaire... Que dire de plus. La coupe est pleine et les mots vains.
Se redire juste ceux d'Haruki Mirakami dans "Kafka sur le rivage" :

"Je me lève, je vais à la fenêtre et regarde le ciel.
Et je pense au temps qui ne reviendra pas. Je pense aux rivières, aux marées. Je pense aux forêts et aux sources. A la pluie, aux éclairs. Aux rochers. Aux ombres.
Et tout cela est à l'intérieur de moi".

De profundis.