Le château fort de Blandy-les-Tours (77) accueille jusqu'au 23 octobre les oeuvres de l'artiste égyptien Moataz Nasr. L'une d'elles est installée dans le cellier, sombre et profond.
La formule qui se déploie en lettres de néon vert reprend le poème du sage soufi Ibn Arabi (1165-1240) :
Mon coeur peut aujourd'hui accepter toute forme :
Une prairie pour les gazelles,
Un cloître pour les moines,
Pour les idoles, une terre sacrée,
La Ka'ba pour les pélerins en marche
Les tables de la Torah
Les rouleaux du Coran.
Mon credo est l'amour,
Où que sa caravane se dirige sur la piste.
L'amour est ma religion,
Ma foi.
A visiter en ces journées du patrimoine.
samedi 17 septembre 2011
lundi 5 septembre 2011
La "rentrée", une source nouvelle
Les feuilles qui tombent, les cartables, les souvenirs de vacances, les bronzages qui pâlissent, les amours éphémères, les nouveaux profs, les nouveaux camarades, l'angoisse de la nouveauté, de l'école... que de choses derrière le mot "rentrée" quand on a l'âge des cours de récré ou des préaux à palabres !
Et pour ceux qui ne sont plus à l'âge scolaire, que de nouveaux départs aussi en ces jours résolument neufs où s'ouvrent des "saisons culturelles", des abonnements nouveaux, des résolutions sportives, des régimes, des choix politiques, que sais-je ?
Comme si septembre était en réalité le début d'un nouveau cycle, le passage d'un état à l'autre, qu'on espère meilleur, plus savant, plus heureux, plus sobre, plus solidaire, que sais-je ?
De fait, le temps qui passe ressemble beaucoup à cette eau qui coule de vasque en vasque : elle semble identique et n'est pourtant jamais la même ; elle semble transparente et, même très pure, dépose pourtant ses invisibles particules sur tout son passage.
Que cette rentrée nouvelle nous apporte à tous vitalité et fraîcheur, comme une source nouvelle !
Et pour ceux qui ne sont plus à l'âge scolaire, que de nouveaux départs aussi en ces jours résolument neufs où s'ouvrent des "saisons culturelles", des abonnements nouveaux, des résolutions sportives, des régimes, des choix politiques, que sais-je ?
Comme si septembre était en réalité le début d'un nouveau cycle, le passage d'un état à l'autre, qu'on espère meilleur, plus savant, plus heureux, plus sobre, plus solidaire, que sais-je ?
De fait, le temps qui passe ressemble beaucoup à cette eau qui coule de vasque en vasque : elle semble identique et n'est pourtant jamais la même ; elle semble transparente et, même très pure, dépose pourtant ses invisibles particules sur tout son passage.
Que cette rentrée nouvelle nous apporte à tous vitalité et fraîcheur, comme une source nouvelle !
dimanche 17 juillet 2011
Hymne à la joie
Non, ce n'est ni une guinguette, ni un hôpital de campagne. C'est une installation artistique de Claude Lévêque pour Agnès B. et les Galeries La Fayette à Paris.
Y arriver relève déjà de l'exploit puisqu'il a fallu trouver l'étage puis trouver la salle d'exposition au milieu des parures et de l'hyper luxe ambiant.
On patine sur du marbre lisse, on frôle des visons blancs en plein été, on admire des montres à mécanismes extraodinaires et prix exorbitants, on respire des parfums d'Orient, on fait "ploucs, ploucs" à chaque pas, mais on finit par trouver une sorte de grotte sombre et là on se dit, ça y est, Platon soit avec nous ! on est sauvés, l'art se dévoile au fond de ce corridor qui nous sépare du monde ordinaire (ici, tout est relatif !).
La lumière est douce et invite à s'avancer. Dans la pièce, des civières sont installées sous des parasols éclairés de petites guirlandes.
On s'allonge donc (plutôt confortable en fait) ; on ferme les yeux et on écoute comme une vague assourdie, l'Hymne à la joie qui vient rouler ses notes dans cet espace feutré.
Ambiance calme et sereine, loin de l'agitation touristique de l'étage et de la rue. L'Hymne devient berceuse et si l'on n'y prenait garde, on s'endormirait peut-être, en pleine régression, protégés par la sourdine et les lumières tamisées.
Un petit moment de zénitude qui laisse perplexe et... n'attire personne.
Le comble de la recherche et de l'acte gratuit dans le temple du luxe.
mardi 21 juin 2011
En avant les musiques !
(Cliché I. R.)
21 juin 1982, 1ère fête de la musique. Presque trente ans plus tard, c'est devenu une institution.
Que cela ne nous empêche pas de faire vivre cet art au quotidien, en écoutant, en pratiquant, en vibrant...
Petites musiques (de nuit), grande musique des grands jours, musiques du monde, musique intérieure, toutes les musiques de toutes les couleurs !
samedi 18 juin 2011
Facettes de l'Histoire
(Cliché I.R.)
La "modernité" de l'appel du général De Gaulle, le 18 juin 1940, n'est pas à démontrer.
L'usage de la radio pour faire passer le message est en soi un événement majeur consacrant la technologie de la communication.
Il est plus rare de voir son auteur "interprêté" par un artiste contemporain : on a pris l'habitude de voir le général à travers le prisme de la télévision, en noir et blanc, lors de défilés ou de conférences de presse.
La trilogie proposée ici sous le titre "Tryptique" par Fabian Edelstam (né en 1965), est exposée au Mémorial De Gaulle à Colombey-les-deux-Eglises.
Il s'agit certes d'un portrait officiel et académique mais la composition en rajeunit les codes selon la technique picturale de cet artiste suédois, habitué des célébrités qu'il "recompose", à l'aide de petits rectangles disposés à la manière d'un puzzle.
Histoire de montrer qu'aucune personnalité, même majeure, n'est un bloc homogène et uniforme ?
Et que l'homme de l'appel du 18 juin est aussi composé de multiples facettes et ne peut se réduire à cet acte, tout fondateur qu'il soit ?
dimanche 12 juin 2011
L'arbre de vie : "The tree of life"
(Cliché I.R.)
Le film de Terrence Malick, primé à Cannes, ne laisse pas indifférent.
Aller le voir le jour de la Pentecôte, lui donne sans doute une dimension spéciale même s'il n'est pas spécialement question d'Esprit Saint mais beaucoup de Dieu, de Grâce, de nature et de bonté.
L'Amérique des années 50 hésite donc entre bien et mal, réussite sociale et amour de la famille.
Les acteurs sont sensibles et remarquables, les images superbes et la musique grandiose entre la Moldau de Smetana qui enveloppe la rivière et les musiques religieuses qui sont très présentes.
Mais cette religiosité a aussi quelque chose d'excessif.
Il s'en dégage une mystique de la nature qui prend des proportions cosmiques, illustrée par de longs (trop longs) plans évoquant la création du monde : océans, volcans, ciels etc... On se retrouve alors dans un documentaire poétique digne de "Connaissance du monde" avec en plus la voix off d'une "sainte mère" endeuillée par la perte terrible d'un enfant.
C'est beau, envoûtant presque mais le récit lui-même s'évanouit alors et le film perd en cohérence, jusqu'à "l'ultime entrée en paradis" .
Film très américain sans doute dont on apprécie le montage et l'originalité, la beauté plastique mais qui peut provoquer des réserves sur le plan du contenu, sauf à le voir, y compris sur son aspect mystique, comme un documentaire sur les racines de l'Amérique d'aujourd'hui.
mardi 7 juin 2011
Le pays qu'on aime
(Cliché A.R.)
Le pays qu'on aime n'a pas de blés d'or mais des terres noires et mouillées, des fleuves qui deviennent des ciels et ressemblent à des mers, des landes rocailleuses et des jardins merveilleux où les pavots fleurissent au printemps.
Le pays qu'on aime n'a pas de blés d'or mais des terres noires et mouillées, des fleuves qui deviennent des ciels et ressemblent à des mers, des landes rocailleuses et des jardins merveilleux où les pavots fleurissent au printemps.
Le pays qu'on aime a de grands vents, des falaises immenses et des vagues à l'infini, des pubs sombres et des rires tonitruants.
Le pays qu'on aime reste dans les souvenirs comme ses maisons éparpillées, ses moutons en liberté, ses nuages envolés, ses châteaux de grès, ses îles où Yeats a déposé son âme.
Le pays qu'on aime s'appelle Donegal et l'Irlande est son écrin.
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